#Balenciaga – L’oeuvre au noir

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Le musée Bourdelle à Paris propose une rétrospective sur l’oeuvre au noir de Cristóbal Balenciaga. C’est dans une atmosphère artistique que l’on découvre les robes et tailleurs du couturier. Il est très intéressant d’avoir exposé ces robes délicates entre des sculptures, des plâtres et des bronzes. Le contraste est saisissant et offre une attention particulière sur la finesse du travail de Cristóbal Balenciaga.

Crisóbal Balenciaga est le père de tous les plus grands couturiers. Cet homme discret est né en Espagne à Getaria en 1895. Il débute sa carrière en 1915 en créant sa maison de couture à Saint-Sebastien. A partir de 1937, ayant perdu une grande partie de sa clientèle aristocratique, pour raison politique, il décide de s’installer à Paris. C’est Avenue George V qu’il présente pour la première fois sa collection Haute Couture. Son ADN est reconnaissable entre tous, élégance, sobriété, simplicité et complexité dans les plissés. Ses robes sont à l’image de sculptures taillées dans le marbre. Il s’inspire entre autre du peintre Zurbaran. Francisco de Zurbaran était un grand peintre espagnol, ami de Velasquez, il peignait avec précision les plissés des vêtements pour leurs donner un mouvement incomparable. Cristóbal Balenciaga s’en est fortement inspiré pour dessiner ses robes de soirée. Son intérêt pour le noir provient certainement de l’austérité et l’élégance des peintures du maître espagnol,  qui peignait beaucoup de religieux et de religieuses.

Dans les années 1950, il habille les plus grandes stars de cinéma comme Marlène Dietrich et Ingrid Bergman. Cristóbal Balenciaga était un artiste qui travaillait dans l’ombre. Ces plus prestigieuses clientes ne l’ont jamais rencontré. Les journalistes de l’époque se demandaient s’il existait réellement. Cet architecte de mode conçoit même des matériaux innovants comme le gazar et le zagar afin de créer du volume sans alourdir la tenue.

Cette rétrospective permet de découvrir l’avant-gardisme du travail de ce grand couturier. De nombreux modèles des années 1950 restent très modernes et pourraient être portés de nos jours. Une très belle exposition visible jusqu’au 16 juillet 2017 au Musée Bourdelle.

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Crédits photos : Jordan de Lungarini

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2 thoughts on “#Balenciaga – L’oeuvre au noir

  1. J’ai adoré cette expo pour les mêmes raisons que vous je pense 🙂 J’ai aussi fait un article sur la question, Balenciaga est tellement inspirant, et j’ai de même apprécié ce dialogue et ce contraste avec le travail de Bourdelle. Bonne continuation 🙂

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